Nelson – St Arnaud – Blenheim : changement d’échelle

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« Certes l’île Nord est belle, mais l’île Sud est impressionnante. » « Tu verras, c’est une autre échelle. » Voilà ce que j’ai pu entendre ces derniers mois, sorte de bande annonce tout aussi superlative que superflue de la suite de ce voyage dont je me réjouissais déjà.
A force de l’entendre, je finis néanmoins par attendre avec impatience le moment qui confirmerait ou non ces dires. Nous y sommes.
Il ne faut en effet s’éloigner que de quelques kilomètres de la côte pour pénétrer dans d’immenses vallées qui montent à travers les Alpes (rien à voir avec les nôtres), passer un col qui n’en a parfois que le nom et redescendre en pente douce jusqu’à la mer. Des paysages qui s’étirent pendant des heures mais offrent tout de même des variations à mesure qu’on s’approche de l’embouchure ou du sommet. Faisant oublier le poids de la montée ou s’envoler dans la descente, ces grandes vallées rectilignes sont aussi l’occasion d’être porté par le vent pendant des dizaines de kilomètres… Ou pas.
A la source de trois d’entre elles, se trouve St Arnaud, village-refuge du Nelson Lakes National Park. C’est en arrivant là-haut et en tombant nez-à-nez avec le lac qui le borde, entouré d’un massif aussi élevé qu’abrupte, que j’ai compris ce qu’impressionnant signifiait.
Cette vue parfaite, on la connaît tous. C’est celle qui sert de support aux agences de voyages ou aux publicités pour les assurances-vies. Qu’il s’agisse de nous vendre un périple au milieu de paysages démesurés qu’on imagine être les premiers à toucher ou un avenir serein mais non moins grandiose, c’est cette image stéréotypée qu’on emploie. Sauf qu’elle existe vraiment, elle est là, devant moi, bien réelle, avec sa parfaite lumière et son ponton qui s’avance avec impertinence vers l’eau. Certains viennent, prennent une photo – ou s’y prennent en photo – et repartent. Je comprends qu’on puisse être pressé mais il m’est impossible d’imaginer accorder si peu de temps à cet endroit. Je campe et randonne donc dans cette carte postale pendant 3 jours, le temps de bien l’embrasser sous tous les angles et de réaliser que cette image d’Epinal n’est pas un mirage.

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Redescente ensuite vers Blenheim et sa vallée qui s’élargie et devient plus aride à mesure qu’on approche l’océan. Un champ de lavande, quelques oliviers, mais surtout les vignes qui donnent le prestigieux vin des Marlborough et s’articulent autour de caves toutes disposées à vous faire découvrir leurs précieux nectars. Beaucoup de vélos aussi, mais dont le tintement qu’ils émettent ne laisse aucun doute sur le contenu des sacoches…

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