Ici les noms de lieux aux consonances Maoris nous parlent des forêts, des cours d’eau, des montagnes… On habite Pukenui (grande colline), Awaroa (longue rivière), Whangapoua (vieux port) : autant de noms qui évoquent les racines du pays et rappellent une colonisation anglaise tardive. Et comme pour insister sur ces spécificités géographiques, les sonorités sont parfois doublées (kohukohu, tiritiri, kawakawa…) pour signifier ces régions particulièrement humides, agricoles ou sacrées.
C’est donc sereinement que je m’apprête à passer à proximité de Kerikeri (région très cultivée) pour rejoindre le Cape Reinga, sans m’imaginer que s’engageaient les jours les plus difficiles depuis le début de ce voyage.
Face au vent, parfois sous la pluie, 3 jours de plat dur comme un col. De quoi se forger un caractère… Les virages y sont comme des sommets : on attend que la route change de direction pour avoir un peu de répit. Alors seulement, sur quelques kilomètres, je sens la main du vent dans mon dos et mon compteur tourner à toute vitesse. Jusqu’au prochain tournant.
L’approche du cap à des allures de bout du monde. Progressivement, les derniers villages de pêcheurs s’étiolent et laissent place à d’immenses prairies vallonnées que se divisent seulement quelques fermes. Des milliers de moutons, perdus sur une bande de terre entre la mer de Tasman et l’océan Pacifique.
Puis plus rien. Plus de maisons, plus de moutons, plus de réseau de téléphone. Juste la forêt, enracinée dans une terre rouge, et cernée au loin par les falaises ou des dunes hautes comme des montagnes.
Et enfin le cap, son phare, ses bourrasques, son parking et ses bus de touristes. Car ce bout du monde est aussi l’un des endroits les plus touristiques du pays, ce que la route qui y mène nous ferait presque oublier.
Il en est de même pour les dunes géantes de Te Paki, tout près d’ici : rien, avant d’y être, ne laisse soupçonner les centaines de personnes venues y faire du sandboard et que la beauté du paysage semble presque laisser indifférents. De quoi devenir agoraphobe au milieu du désert… Mais chaque fois, il suffit de quelques mètres, prendre un sentier ou passer derrière une dune, pour retrouver à nouveau toute la sérénité que ces paysages méritent.












On se régale devant tes superbes photos et en te lisant. « Tiens-bon le vent » comme disait quelqu’un et merci de nous faire partager ce bonheur que l’on sent entre chaque ligne… On est avec toi ! Daniel et Sylvie
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LES FRITES SONT DANS LA DEMESURE COMME CE BEAU ET GRAND PAYS. TU AS RAISON FOUINETTE NE TE LAISSE PAS ABATTRE, MANGE BIEN, C’EST TATA QUI TE LE DIT. TU AS BESOIN DE PRENDRE DES FORCES POUR AFFRONTER LES FORCES DU VENT…….. PHOTOS MAGNIFIQUES, CONTINUE….. BON VENT.
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Tu peux compter sur moi, je prends TRÈS régulièrement des forces 🙂
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Merci pour ces encouragements ! Toujours du vent bien sûr mais l’été se fait ressentir un peu plus chaque jour et donne un élan plus grand encore à ce voyage !
Bises
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