On a beau préparer son voyage pendant des mois et avoir visualisé ce moment des dizaines de fois, la réalité est toujours un cran au-dessus.
Déjà les paysages survolés à l’arrivée sont une invitation à prendre la route. Les rivières bordées d’arbres creusent des sillons entre les collines d’un vert presque surréaliste, comme un immense golf saupoudré de moutons. La côte découpée alterne falaises et plages désertes. La mer brille sous le soleil rasant. La lumière du soir est parfaite, l’exaltation est totale. Récupérer ensuite à l’aéroport et ouvrir le carton qui contient son vélo, sous les regards intrigués des autres voyageurs, c’est comme ouvrir le plus fantastique des cadeaux de Noël. Parce que ce n’est pas juste tes bagages que tu sors d’une boîte, c’est tout ton voyage que tu déballes.
Sauf que non. Quelque chose vient gâcher la fête. Une pièce manque, impossible de remonter la roue avant. Ce moment tant attendu, ces premiers kilomètres jusqu’à Auckland, le nez au vent, n’auront donc pas lieu.
Déni, recherche d’alternatives, exaspération. Puis résignation et taxi. Un cran au-dessus ou un cran en-dessous, en tout cas aux antipodes du moment imaginé…

tu vas devenir une vraie professionnelle de la mécanique vélo ! Bonne et belle aventure 🙂
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Je croise surtout les doigts pour avoir besoin de l’être le moins possible… Bonne route à toi aussi, quelle qu’elle soit 🙂
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