Le projet

Il suffit de se remémorer les paysages des récentes adaptations cinématographiques de l’imaginaire de Tolkien pour comprendre ce qui m’amène en Nouvelle-Zélande. Mais si l’on veut un peu plus que quelques paysages de carte postale, cette richesse sauvage demande qu’on s’y attarde davantage, qu’on change de rythme, qu’on s’en imprègne comme une éponge. Voilà pourquoi partir là-bas à vélo, seule et si longtemps était comme une évidence. Aussi parce qu’à trop attendre quelqu’un qui partage ses rêves, on finit par passer à côté. Enfin parce que 8 mois, ça laisse tout le temps pour :

– Prendre le temps
– Voir / sentir / toucher / écouter la nature de plus près
– Halluciner devant la beauté des paysages
– Lire / écrire / dessiner / photographier
– Me baigner dans les rivières / les sources chaudes / les lacs / les fjords
– Marcher sur les glaciers
– Monter sur les volcans
– Camper sur des plages désertes
– Dormir au fond des fjords
– Rencontrer d’autres voyageurs
– Améliorer mon Anglais
– Woofer
– Parler toute seule / à mon vélo / aux moutons
– Crever, démonter, réparer, repartir
– Me perdre
– Pédaler / Marcher / Canoer / Parapenter
– Gagner en confiance en moi
– Affronter / savourer la solitude
– Casser ma chaîne, démonter, réparer, repartir
– Avoir mal aux fesses
– Oublier la fatigue
– Douter
– Faire des projets
– Me faire tremper jusqu’aux os, sécher, repartir
– Goûter le meilleur agneau du monde
– Déguster du vin
– Bronzer ?
– M’endurcir
– Voir des kiwis / manger des kiwis / rencontrer des kiwis
– Lutter contre / être poussée par le vent
– Mieux me connaître
– Prendre du recul
– Envisager la suite