
Fini de rigoler. Après quelques jours à Wellington où je me sens comme à la maison, retourne dans mes lieux favoris et me laisse surprendre par de nouveaux, il était temps de reprendre la route, ne pas s’assoupir trop longtemps de peur de ne plus pouvoir repartir. À Wellington, je redécouvre aussi le vent, le vrai, celui qui fait la réputation de la ville et fait valser les avions à l’approche. Celui qui longe la côte dans le sens inverse de ma route et viendra à ma rencontre les 350km suivants. Celui qui finit par user, se cumule à la pluie et au paysage monotone, et qu’on échangerait volontiers contre un col. Pour la première fois, je me lève sans avoir envie et resterais bien sous ma tente à espérer qu’il change de sens. Alors, comme laisser divaguer ses pensées ou s’abrutir avec de la musique pour tenter d’oublier qu’on est là ne suffisent pas, je me focalise sur la plus belle des carottes : une météo à venir plus clémente et une ascension mémorable. Car je ne le vois pas encore mais il est là, au bout de la route, avec son cône parfait et ses 2’500m. Seul dans la plaine, asymptote entre ciel et mer, le Mt Taranaki m’attend.
Alors quand je découvre ce nouveau terrain de jeux aux possibilités multiples mais aux distances éloignées, les shuttles hors de prix et seulement 2 jours de beau temps annoncés, je me surprends moi-même : passionnée mais pas bornée, je décide, l’espace d’un instant, de troquer mon vélo contre une voiture (j’en entends déjà ricaner d’ici…). Juste le temps d’éviter d’avoir à faire des choix impossibles, pouvoir profiter pleinement de ces journées, m’habituer à mettre les clignotants à la place des essuie-glaces et dormir les pieds dans la boite à gants… Le temps aussi de me rendre compte que la rapidité de ce moyen, ici pourtant bienvenue, n’aurait en aucun cas pu correspondre à mes attentes de voyage.
Deux jours donc. L’un pour grimper au Fanthams Peak, cône secondaire accroché au flan du géant qui nous regarde de haut, et réaliser que la forme circulaire qui délimite le parc national est aussi nette en vrai que sur la carte, apprécier la proximité de la mer, faire de l’œil aux autres cônes du Tongariro National Park, finir la tête dans les nuages. Le second jour est là pour prendre ses distances, changer de point de vue et savoir si la vue est plus belle vers ou depuis le mont. Filtré par la forêt ou en miroir, depuis les marais ou d’autres sommets : Taranaki est cette fois-ci indubitablement la star, les mises en scène variant mais le regard toujours porté sur lui.






















Moi je ne t’en veux pas pour la voiture… 🙂
Magnifiques photos comme d’hab’… cette montagne est fascinante !
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il faut que tu organise un expo de tes photos…
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Dans la salle de conf’ du bureau ? Au Chaudron ?…
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Wow! Un coin de pays que je n’ai pas vu!
Incroyable ton saut en parapente!
Je suis aussi passée par Havelock…
Pour la voiture.. que j’en vois un qui rechigne après 8 mois de vélo dans ces paysages vento-montagneux!
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Merci, c’est bon de se sentir comprise 😉
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