
La West Coast s’avale comme une très bonne bière : à grandes goulées de 100km, le verre à peine posé qu’on se réjouit du lendemain pour remettre ça. Une route d’abord forestière dont le sommet des collines offre des vues sublimes, bandes-annonces de ce que réserve le jour suivant, puis longe la mer si près que le vent porte jusqu’à nous les embruns à marée haute.
Mais pour éviter la gueule de bois et profiter aussi de ce que la terre à à offrir, il faut savoir stopper son élan et s’arrêter. Détacher un moment son regard de la côte, oser tourner le dos à la mer, laisser sa monture à l’écurie et, une fois encore, aller marcher. Pour d’abord aller à la rencontre de Fox et Franz Josef, deux glaciers qui autrefois descendaient jusqu’à l’eau mais, réchauffement oblige, prennent aujourd’hui de plus en plus leurs distances.
Arrêt suivant aux étonnants mais trop fréquentés Pancake Rocks qui, comme leur nom le suggère, cumulent les couches en une géométrie bluffante de régularité. Et si, le phénomène photographié sous toutes les coutures, chacun repart vers d’autres horizons, il vaut pourtant la peine de s’attarder un peu plus pour faire quelques pas dans le Westland National Park. Remonter Pororari River par exemple, parfois calme comme un miroir, parfois ponctuée de monolithes et toujours serpentant à travers une luxuriante forêt endémique.
Enfin la route elle-même réserve quelques surprises : un écart pour suivre un itinéraire VTT m’amène tout droit à Cowboy Paradise, décor monté de toute pièce perdu au fond d’une vallée, gîte d’étape pour cyclistes en mal de fantaisie, où aucun bruit d’éperons ne se fera pourtant entendre mais où j’aurais le droit de planter ma tente… au milieu du stand de tir !























Toujours un plaisir de te lire et d’admirer tes photos. Magnifique ! 🙂
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Merci 🙂
A très bientôt !
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