Invercargill – Te Anau : Fjordland National Park, la surenchère

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Deux semaines dans les fjords. Le temps de les voir changer d’humeur, de prendre du repos, de laisser l’humidité ambiante imprégner mes affaires, de goûter au plaisir de prendre des habitudes dans une ville loin de chez soi. 

Les petites villes de Manapouri et Te Anau, au bord des lacs éponymes, ne donnent à voir que la façade intérieure des fjords, mais à pied, à vélo ou en voiture, la route est encore longue jusqu’à la côte et aux très célèbres Milford Sounds. Une météo plutôt maussade et imprévisible, 120km à parcourir et un tunnel à circulation alternée, noir comme un four et en montée font que c’est finalement en bus que je rejoins ces tant attendus fjords pour une croisière de quelques heures.
Comme la Tour Eiffel ou les toits de New York depuis le sommet de l’Empire State Building, on a beau les avoir vus sous toutes les coutures, toutes les lumières, toutes les saisons, rien ne saurait traduire le moment où l’on entre réellement dans la carte postale. Depuis l’aéroport qu’on nous le vend comme incontournable, ce paysage « dont aucune photo ne saurait rendre justice » est bien évidemment à la hauteur de toute espérance. Mais si le final nous promet monts et merveilles, personne ne parle de la route qui y mène. Pendant les derniers kilomètres, je suis collée à la vitre comme un enfant au rayon jouets des Galeries Lafayette : ce qui m’entoure me dépasse, cette fois ni mon grand-angle, ni même mes yeux ne seront assez larges pour embrasser les immenses vallées et cirques que nous traversons. Après plusieurs décrochements de mâchoire et quelques plombs qui ont dû sauter dans ma tête pour arriver à accepter ce que je vois, ces quelques heures de bus que j’aurais mille fois voulu parcourir à vélo, resteront certainement bien plus profondément gravées en mois que la destination du trajet.

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Ces 2 semaines sont aussi l’occasion de quelques nouvelles randonnées et de parcourir notamment 2 des plus célèbres treks du pays. Le premier d’entre eux, le Kepler track mène des rives du lac Te Anau à celles du lac Manapouri en traversant par les crêtes le massif montagneux qui les sépare. Plages désertes, forêt primitive, une journée à califourchon sur les cimes, criblée de froid par le vent, la pluie et même la neige, des vues imprenables sur les lacs qui justifient tous les efforts et une ascension du Mt Luxmore à la frontale pour m’offrir le plus beau lever de soleil (et le plus glacial des petit-déjeuner) de mon voyage : encore une fois, on ne se refuse rien…

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Enfin le très célèbre Milford track, réputé pour être LA plus belle randonnée du monde, permet de relier Te Anau à la mer en traversant les fjords de part en part. Au programme un départ en bateau pour traverser le lac, des étang lisses comme des miroirs, des huttes plus qu’accueillantes, une forêt où les arbres semblent ne plus savoir comment lutter contre la mousse, un col et des vallées spectaculaires, des cascades à n’en plus finir (dont la plus haute du pays, 580m) et un final en bateau pour rejoindre à nouveau les Milford Sounds. Des réjouissances à la hauteur de sa réputation et de quoi nous tenir en haleine pour 4 jours. Car même si ce trek peut être bouclé plus rapidement, sa forte fréquentation et l’organisation un peu lourde qui va avec nous oblige à rester une nuit dans chaque refuge. C’est donc la même équipe qui parcourt avec moi ces 53km et que je retrouve chaque soir au coin du feu. Chouettes rencontres de tous horizons, des allures de colonie de vacances où on se congratule respectivement de passer la ligne d’arrivée et où, à force d’odeur de chaussettes, de ronflements et de bruits de fermeture éclair, tout le monde finit par se détester un peu.
Ultra populaire donc, les lits dans les refuges ont dû être réservés 4 mois à l’avance sans aucune prise sur une météo plus qu’incertaine. Les 4 jours de marche au sec sont donc plus que miraculeux, et quand le dernier jour, le ciel nous gratifie d’une heure de pluie, personne ne bronche. Juste ce qu’il faut pour nous rappeler que tout le trek aurait pu être comme ça et nous faire prendre la mesure de notre chance.

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