
La petite ville de Wanaka est l’une des rares portes d’entrée du parc national qui entoure le Mt Aspiring, deuxième plus haut sommet du pays. Cernés par la mer ou d’autres massifs montagneux, ce parc et les joyaux qu’il renferme ne sont en effet accessibles que par 3 points, souvent au bout de plusieurs dizaines de kilomètres de pistes. A priori pas grand chose mais qui, à vélo et à pied, prend tout de suite des allures d’expédition. Trois jours donc, pour aller et revenir de French Ridge Hut, fantastique refuge perché sur le versant qui fait face au Mt Aspiring.
La route qui y mène est à plat et longe d’abord tranquillement le lac Wanaka, mais je déchante vite lorsque l’asphalte laisse la place au gravier : 30km de tôle ondulée, une piste infernale à en perdre les pièces de mon vélo et la moitié de mes dents… Aussi beau puisse-t-il être, fou comme dans ces moments là le paysage n’a plus aucune importance. Au retour, on me proposera de me prendre en stop, mais, surestimation de soi ou fierté mal placée, je refuserai poliment et ne mettrai pas plus de quelques kilomètres à le regretter, rentrant à Wanaka aussi ravie que lessivée…
Au bout de cette piste, l’accès au parc, enfin, mais encore loin de mon objectif final. Me déchargeant peu à peu de mon équipement, d’abord mon vélo pour continuer à pied, puis ma tente après une nuit dans la vallée, c’est tout aussi progressivement que les glaciers et les dizaines de cascades qui en découlent s’offrent à moi. Un peu plus difficile d’accès que les autres refuges, laissant peu à peu les autres randonneurs bifurquer vers d’autres chemins, c’est finalement seule que je passerai la nuit dans la flamboyante French Ridge Hut et la démesure des paysages qui l’entourent.
























Magnifique ! J’espère qu’il te reste quelques dents encore ! 😀
Tu dois être sacrément entrainée pour faire une telle aventure ! Tu fais combien de km par jour ? J’aimerai bien me lancer dans un trip dans le même genre ! 🙂
J’aimeAimé par 1 personne
Aaah cette question des kilomètres à laquelle j’ai toujours du mal à répondre et qui ne veut plus dire grand chose… Mon vélo étant plus un mode voyage ou de transport pour aller d’un endroit à un autre, plutôt qu’un voyage continu, la question est plutôt « à quelle distance se trouve le prochain truc que j’ai envie de voir / le prochain trek que j’ai envie de faire ? » Mais pour essayer de te répondre, les jours où je pédale c’est entre 80 et 100km, avec un rythme voyage un peu comme ça : 2-3 jours de vélo, 2-3 jours de marche, 2-3 jours de vélo, 1-2 jours de visite/musée/sieste/voile/plage, 2-3 jours de vélo……. J’ai un peu l’impression de partir sans cesse en week-end 🙂
J’aimeAimé par 1 personne
Et point du tout d’entrainement (bon il ne faut pas non plus complètement être un légume avant de partir…) : ça vient bien assez vite une fois sur place !
Reste plus qu’à te lancer 🙂
J’aimeJ’aime
Ah oui d’accord, et c’est bien mieux comme ça qu’un voyage continu..
Et tu en faisais déjà beaucoup avant, ou tu es partie à l’aventure comme ça, sur un coup de tête… remarque que l’un empêche pas l’autre ! 🙂
J’aimeJ’aime
Beaucoup de voyages mais le premier en solitaire et le second à velo. Le premier était en France, l’été juste avant mon départ : deux semaines pour tester le matériel, mon envie et mon aptitude à voyager comme ça. Alors peut-être pas un coup de tête mais une passion récente… Une révélation ? 😉
J’aimeAimé par 1 personne
Donc « tout le monde » peut le faire, je veux dire, tu n’étais pas entraînée comme un marathonien !
Excuse moi de te demander tout ça, mais ça m’intéresse et je ne trouve pas ses infos sur ton blog… tu pourrais peut-être faire une petite présentation dans « A propos » avec tes motivations, le pourquoi du comment, la préparation… sans vouloir te commander bien sûr… mais je comprendrai si tu ne veux pas te dévoiler ou plus simplement si tu as d’autre code à faire, après tout t’es en voyage et tu profites et tu as bien raison !!! 😀
J’aimeAimé par 1 personne
Est-ce que tout le monde peut le faire ? Oui et non… Oui parce que ça ne demande pas d’entraînement particulier (Les photos sont là pour témoigner de mon physique, bien loin de celui le la marathonienne 😉 ), il faut juste trouver son rythme, ne pas s’en imposer trop au départ et trouver le bon équilibre entre le niveau de confort et d’autonomie que tu souhaites et ce que tu es près à porter. Mais non, dans le sens où il faut être prêt mentalement à affronter ça. Mon blog ne l’illustre certainement pas assez et donne sûrement l’impression que tout est merveilleux mais c’est loin d’être le cas. La météo, le dénivelé, la fatigue, la solitude pour certain… Beaucoup de facteurs font que ça peut très vite être démotivant et, même si c’est la plus fantastique expérience que j’ai pu vivre, c’est aussi de loin la plus difficile… L’important à mon sens est de toujours arriver à prendre plus de plaisir que la difficulté que tu endures, ce qui, pour l’instant est le cas. J’attends l’hiver de pied ferme…
Pour ce qui concerne mes motivations, la rubrique « présentation » donne déjà quelques éléments de réponses auxquels j’ai peu à ajouter. Et pour le reste, ça donne l’occasion de poser des questions ! 😉
J’aimeAimé par 1 personne
Merci pour ces belles photos, il y a une grande impression de tranquillité qui se dégage de cet endroit.
J’aimeAimé par 1 personne
Merci 🙂
Très apaisant en effet. Pas assez de provisions sinon je serais bien restée quelques jours de plus là-haut !
J’aimeAimé par 1 personne