
Je quitte ces curiosités géomorphiques pour des paysages plus calmes, d’abord le long des gorges que forme Whanganui River puis à travers les étendues planes et agricoles du sud de l’île. A vélo puis en bus, je relie Whanganui, Palmerston North et Napier, ports ou capitale agricole, trois villes des années 30, trois villes sous le signe de l’Art Déco.
De Whanganui, je ne sais rien avant d’y arriver. Sa position géographique, à l’embouchure du seul fleuve navigable du pays, en a rapidement fait une ville commercialement stratégique. En découle un fort développement au début du siècle dont l’architecture est encore bien visible et une vie artistique toujours dynamique. Une ville qu’on vous recommande de visiter en butinant de cafés en galeries, conseil que je m’empresse de suivre à la lettre.








A observer les réactions des gens, la route qui mène à Palmerston North ne voit pas beaucoup de voyageurs s’arrêter, encore moins à vélo. Trois questions et la serveuse du café où je m’arrête pour midi s’assoit à ma table pour continuer plus confortablement à m’en poser davantage… Des champs, des vaches, des lignes droites et c’est Palmerston. Cette ville n’est pour moi qu’un arrêt de bus qui me conduit à Napier mais, là encore, bonne surprise. Des rues arborées, un immense parc central, des bâtiments joliment restaurés, une offre culturelle consistante : une ville qui respire, bien plus qu’un carrefour dans la plaine ou qu’une simple gare routière.




A Napier souffle quelque chose de léger, comme un air de Charleston, quelque chose qui nous propulse loin en arrière et nous plonge dans l’univers de Gatsby. Autoproclamée capitale Art Déco, la fierté de la ville pour son héritage est visible à chaque coin de rue. Après sa reconstruction suite au tremblement de terre de 1931, elle conserve en grande partie les traces de cette époque enthousiaste qui fut l’occasion de lui redonner un nouveau visage et faire oublier au plus vite la catastrophe.
Le port et ses docks réhabilités en lofts et restaurants ont aussi beaucoup à offrir. A deux pas de la plage mais aussi des containers et de l’activité portuaire commerciale, déjà un peu bobo, juste encore assez dans leur jus…
Enfin Napier c’est aussi le plaisir de retrouver une tête connue si loin de chez soi, boire du bon vin, échanger des impressions de voyages comme si on était déjà un peu rentré.












J’aime beaucoup ! Je trouve que cette ville fait très « décor de cinéma »
Je suis toujours tes aventures avec beaucoup de plaisir !
Très belle année 2016 !
J’aimeJ’aime