Je m’écarte un moment de la très touristique côte Nord pour les bords du très touristique lac Rotorua. Pour la première fois, je m’éloigne vraiment de la mer, même si on l’aperçoit toujours du haut des sommets et que les voitures tirent toujours des bateaux… Mais la forêt ne s’ouvre plus que pour laisser s’étaler les lacs, les pentes sont plus abruptes, les nuits plus froides.
Tout comme Valensol sent la lavande au mois de juin ou le port de Rouen les hydrocarbures, Rotorua est aussi une odeur. Celle du soufre des résurgences géothermiques de la région dont je ne verrai qu’une partie pour mieux revenir plus tard. Mais déjà il ne faut pas chercher bien loin pour découvrir les premières sources chaudes, fumerolles et autres marmites de boue clapotantes. Ça bouillonne dans les parcs, ça fume dans les jardins, ça siffle sous les pavés : la ville est une vraie cocotte-minute.
Rotorua c’est aussi Redwoods Whakarewarewa forest, forêt peuplée d’immenses séquoïas de Californie, plantés comme des piliers dans le sol nappé de leurs aiguilles.
Enfin deux belles rencontres, l’une au fond des bois, l’autre entre deux toiles de tente, deux promesses d’un vrai lit, d’une douche et d’une belle soirée un peu plus loin sur la route, pour dans quelques semaines, dans quelques mois…






